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Résumé du bilan des activités du
laboratoire
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Ressources Naturelles
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et Aménagement des Milieux Sensibles
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sur 4 années (2003-2006)
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Le Laboratoire « Ressources
naturelles et aménagement des milieux sensibles » (RNAMS)
réunit dans une même démarche des perspectives
disciplinaires auparavant cloisonnées. Il inscrit ses
actions dans un contexte mettant en avant le concept
intégrateur de « développement durable », saisi sous le
double aspect du rapport de l’homme avec la nature et avec
la dynamique de l’espace, tout en veillant à une gestion
rationnelle des ressources naturelles et à la conservation
des écosystèmes. Aussi ses compétences relèvent-elles des
sciences du vivant, des sciences humaines, et des sciences
de l’ingénieur, appliquées à la gestion des ressources
naturelles et aux sociétés, à l’eau et à l’agriculture, aux
plantes médicinales, ainsi qu’à l’aménagement du territoire
sous toutes ses formes.
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Ses actions se traduisent par
l’élaboration de projets de recherche collectifs réalisés ou
en cours, de publications et d’interventions témoignant d’un
élargissement thématique des horizons de la recherche. Cela
s’est fait à travers une structure peu étoffée, car
fonctionnant, jusqu’à présent, sans équipement, dans la
mesure où le contrat concernant la subvention du matériel
n’a pu être signée qu’en janvier 2006, ne fut-ce
l’implication efficace du Directeur du Centre universitaire.
Or, une fois les équipements acquis, le Laboratoire RNAMS
saura mieux répondre à ses ambitions de recherche et
souscrira, en même temps, à une logique qui lui permettra de
concrétiser, à dire vrai, la position qui sera la sienne
dans son environnement économique. Mais autant que faire
s’est pu, c’est le travail de terrain qui a, le plus,
revigoré les activités, limitées, au départ, à des
thématiques restreintes.
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Simultanément, le Laboratoire
RNAMS, grâce aux contacts établis avec différents
chercheurs, s’est trouvé d’être en mesure d’initier un
accord-programme avec le CIRAD (unité de Montpellier),
notamment en accueillant le 03 août 2005, un de ses
représentants. La visite a pu infléchir un débat autour de
problèmes pouvant stimuler une réflexion allant en droite
ligne avec les préoccupations des uns et des autres,
principalement celles qui sont liées à la question de l’eau
dans la wilaya d’Oum el Bouaghi. Il s’agira, dans un premier
temps, soit une période d’une année, d’une investigation par
des enquêtes multiples, afin d’établir un diagnostic précis
qui permettrait de cibler les nécessités qui articuleront le
plan de la recherche. Outre cela, une collaboration étroite,
qui sera assortie d’une convention, a été instaurée avec le
Haut Commissariat au Développement de la Steppe (région
Est), étant donné le croisement des compétences pour mettre
en œuvre, dans les milieux fragiles, des stratégies
qu’incombe le développement durable. Mais une autre
convention est également à l’étude, elle est de type
international et concrétisera un partenariat avec le Pôle
des « Compétences Eau et Environnement » de l’Université
Cadi Ayyadh de Marrakech. Enfin, il faut signaler également
un projet d’accord-programme soumis à la commission ad hoc
algéro-italienne et concernant 3 institutions, le Centre
universitaire d’Oum el Bouaghi, l’Université de Tlemcen et
l’Institut italien des études des écosystèmes aquatiques
souterrains (Instituto per lo studio degli
Ecossistem, Sede di Firenzi). Le projet s’intitule :
Qualité de l’eau et biodiversité des eaux souterraines
algéro-italiennes.
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Par ailleurs, le Laboratoire
RNAMS a été partie prenante dans des manifestations
scientifiques, notamment en parrainant, au Centre
universitaire, les « journées scientifiques sur les zones
humides des Hautes Plaines de l’Est : aspects physiques et
ressources biologiques », organisées en 2003. De même,
il a pu établir des relations fructueuses avec la
Conservation des forêts de la wilaya d’Oum el Bouaghi,
celles-ci se sont soldées, d’abord en 2005, par
l’organisation de portes ouvertes sur l’écologie des zones
humides des Hautes Plaines orientales, avec plusieurs
interventions des chercheurs du Laboratoire qui ont eu
également pour tache, en même temps, en tant que
scientifiques, de plaidoyer, devant les instances
internationales, en faveur de l’inscription de ces milieux
sur la liste de Ramsar
(cf . document en annexes). Durant l’année en cours, le
Laboratoire récidive en s’investissant, avec le même
service, dans l’organisation de journées d’études, du 21 au
25 mars, sur les aspects de conservation des sebkhas, pour
lesquels quelques uns de ses chercheurs ont animé tout
récemment des émissions de télévision sur Canal Algérie.
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Actuellement, Le Laboratoire
nourrit l’ambition d’organiser un colloque dont les idées
forces porteront sur le développement et la gestion
patrimoniale de l’environnement, parce qu’en ce début du 21ème
siècle, l’Algérie redécouvre son environnement, prend
conscience de la nécessité de préserver ses ressources
naturelles et de les gérer avec précaution. Elle ne peut pas
en même temps ne pas vouloir valoriser ses ressources
naturelles, dont elle a besoin pour accroître ses revenus
agricoles et autres. Cependant, cette mise en valeur risque,
par le même mouvement, de remettre en cause ses équilibres
écologiques et son environnement. C’est cette dualité qu’il
faut tenir si le pays veut bâtir réellement un développement
durable.
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Mais par delà les actions
concrétisées ou à venir, le Laboratoire RNAMS est aussi une
assise à la formation par la recherche, puisque, coup sur
coup, depuis 2003, 3 Magisters ont vu le jour à l’Institut
des Sciences de la nature, grâce à l’initiative de ses
enseignants-chercheurs, autour de thèmes dont deux d’entre
eux collent fortement à la pluridisciplinarité :
« Biodiversité, écologie et aménagement des zones humides
des Hautes Plaines du Constantinois » ; « Génie de
l’environnement » ; « Parasitologie ». Aussi la variété des
sujets traités par les étudiants post-gradués
contribue-t-elle à alimenter la réflexion collective, alors
qu’un effort particulier est consenti pour associer ces
derniers aux activités de recherche.
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Globalement les travaux de
recherche du Laboratoire RNAMS, qui peuvent présenter en
leur sein des variantes, se résument ainsi :
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- Equipe 1 : Aménagement et
gestion des milieux sensibles
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1) Apport de la
télédétection et des SIG dans l’aménagement et la gestion de
l’espace : le satellite fournit une image
actualisée de l’existant exprimant la synthèse de toutes
les actions engagées sur un espace-support donné… d’où
l’intérêt de cette approche à distance de paysages en voie
de mutation rapide… Mais l’image ne suffit pas, elle est le
point de départ d’une réflexion globale ; la connaissance du
terrain et des hommes est indispensable, tout comme celle
des lois que les gestionnaires de l’espace sont chargés
d’appliquer. De même, cette nouvelle vision n’exclut pas
d’autres approches. C’est, d’ailleurs, du croisement de
toutes ces informations (image-satellite et photographies
aériennes, télédétection aérospatiale et terrain, données
transdisciplinaires, sans omettre l’histoire) que
résulteront les solutions à mettre en œuvre localement.
L’avenir est aux études systémiques. Mais ces croisements de
données géographiques localisées ne sont pas simples à
mettre en œuvre, elles sont complexes et de sources
diverses. Or, une harmonisation de toutes ces données est
indispensable, et l’on voit peu à peu se profiler
l’utilisation de plus en plus large de Systèmes
d’Informations Géographiques (SIG), de bases de données
géocodées intégrant différentes « couches » d’informations
évoluant à des pas de temps différents (la carte géologique
évolue moins vite que le réseau de communications ou les
zones construites). Cette uniformisation des données
autorisera la fabrication d’images de synthèse.
L’espace-support est ouvert à tous les ensembles physiques
du pays. Ainsi les territoires ciblés actuellement
concernent les régions du Tell oriental, les Hautes Plaines
et les espaces steppiques de l’Est.
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2) L’agriculture dans le
Gourara, le Tidikelt et le Touat : les investigations
ont eu lieu à partir d’enquêtes sur le terrain et de données
glanées dans les services agricoles. L’agriculture se
présente sous deux formes. La première est dite
traditionnelle, c’est en général celle des ksars et où
l’irrigation se fait à partir de la foggara, elle est de
type melk. La deuxième est celle de la mise en valeur qui a
été initiée par la loi portant accession à la propriété
foncière, elle est de deux types, la grande et la petite
mise en valeur (GMEV et PMEV). Cependant, chaque forme
d’exploitation présente une spécificité et chacune a ses
propres problèmes. La grande mise en valeur, par exemple,
fait face à des charges d’électricité sans cesse élevées et
à un système de commercialisation défaillant. La petite mise
en valeur bute, elle aussi, sur le problème de la facture
énergétique, mais elle est plus à l’aise dans l’écoulement
de ses produits. Les exploitants du secteur traditionnel,
ceux de la palmeraie des ksars, quant à eux, se plaignent,
le plus souvent, de l’abaissement du débit de la foggara
dont la cause principale est due à la multiplication des
forages et au manque d’entretien par absence de moyens
humains et financiers, la relève par les jeunes n’étant plus
assurée.
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3) Autres travaux mis en
œuvre : ils ont trait aux problèmes liés à
l’urbanisation et aux régions naturelles de l’Est algérien
(le risque de glissement dans la région de Guelma et de Souk
Ahras, le risque sismique dans ces mêmes régions, le risque
d’érosion dans la région d’Oum el Boughi).
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- Equipe 2 : Sols et eau
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L’équipe 2 travaille dans un
cadre global des milieux sensibles à toute évolution. Elle
s’intéresse aux sols et à l’eau : deux facteurs essentiels à
la production agricole et à l’environnement.
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Sols et qualité des Sols :
la qualité des sols est un
indicateur de la durabilité des systèmes de production
agricole, au même titre que la qualité de l’eau. Elle est
appréhendée selon différentes composantes : physique,
biologique et chimique. L'impact des pratiques agricoles sur
la qualité des sols concerne aussi bien leur qualité
physique et biologique, dont dépend leur fonctionnement
hydrique, que leur qualité chimique, à savoir leur capacité
à stocker, transformer ou remobiliser les polluants. Les
travaux cherchent à évaluer l’impact des systèmes de
cultures et/ou d’une modification des pratiques culturales
sur les différentes composantes de la qualité des sols. Les
pratiques étudiées concernent les apports organiques sous la
forme d’effluents et les techniques de travail du sol.
L’étude de la qualité physique et biologique des sols est
réalisée à travers la caractérisation de la
structure du sol et des propriétés hydriques
associées, par des mesures physiques ou d’analyse d’images.
Le suivi de la qualité chimique vise à comprendre la
dynamique de la matière organique et des
éléments de traces métalliques
apportés par les effluents dans les sols cultivés.
L’interaction entre l’effet des pratiques agricoles et la
variabilité spatiale des sols est analysée à la fois par des
approches expérimentales et des approches de
modélisation spatiale.
La démarche repose sur l’intégration de la variabilité des
sols, depuis l’échelle de la parcelle à celle d’une région,
dans des modèles d’évolution de la qualité des sols.
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Eaux et qualité des eaux :
les sols, le fonctionnement hydrologique, les
mosaïques paysagères des bassins versants agricoles
conditionnent les modes et temps de transfert de l’eau et
des éléments chimiques, leurs stockages et leurs
transformations biogéochimiques au sein du bassin versant.
Pour comprendre et prévoir les impacts des activités
agricoles et des structures paysagères sur la qualité des
eaux, il est nécessaire de connaître le
fonctionnement hydrologique du bassin versant et
identifier les voies de transfert des éléments chimiques. De
même, il est impératif d’analyser les cycles biogéochimiques
et leur couplage avec les processus hydrologiques. L’azote,
le transfert du
phosphore, ainsi que l’origine et la dynamique des
matières en suspension, sont également abordés.
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Equipe 3 : Qualité et pollution
des eaux souterraines
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Les recherches écologiques sur
la faune aquatique souterraine et plus particulièrement sur
celle des nappes phréatiques accessibles au niveau des
puits, représentent un des aspects de la phréatobiologie
appliquée, qui a connu depuis quelques dizaines d’années un
développement important, et ceci dans le monde entier. En
revanche, on dispose, à ce jour, de très peu de données sur
la faune stygobie d’Algérie où des investigations
ponctuelles et déjà anciennes ont été réalisées par divers
chercheurs. Par ailleurs, des travaux très récents ont été
entrepris par l’équipe de l’Université de Tlemcen et le
Laboratoire RNAMS (2003, 2004, 2005). Dans ce contexte, il a
été entrepris dans une première étape, des recherches
stygobiologiques sur la faune aquatique des puits et des
sources de la région d’Oum-El-Bouaghi, région encore
inexplorée à ce jour, pour les élargir, ensuite, à d’autres
régions de l’Est algérien. En effet, il est apparu utile
d’envisager une étude faunistique des puits, des sources et
des écoulements des oueds, ainsi qu’une étude
physico-chimique de l’eau des mêmes stations, afin de
connaître, d’une part, l’état actuel de la qualité des eaux
souterraines de la région et, d’autre part, de rechercher,
par la suite, une éventuelle corrélation entre la
composition des zoocénoses des puits et sources et les
caractéristiques de l’eau.
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Dans le but de connaître la
nature du peuplement des puits et sources, une prospection,
de plus d’une cinquantaine de stations, a eu lieu dans la
région d’Oum-El-Bouaghi, en zone rurale.
Il s’agissait de mettre
en évidence les caractéristiques de la faune et de trouver
des explications relatives à la présence de certaines
espèces récoltées dans ces milieux. Les rejets sur place des
ordures ménagères ou agricoles, et les rejets liquides ni
triés, ni traités ni brûlés, notamment vers les puits
représentent seulement une nuisance supplémentaire qui ne
constitue pas, en soi, un danger réel immédiat. D’un point
de vue sociologique, cependant, il est indéniable que
l’aspect général des zones en souffre considérablement de
façon évidente. Ces dépôts d’ordures sont donc indirectement
très nuisibles. La composition chimique des déchets
liquides, certainement très variables avec leur ancienneté
et leur dilution avec les pluies, mériterait d’être étudiée
en différents points et à différentes saisons, afin
d’évaluer leur danger réel en terme de santé publique,
danger difficile à caractériser à priori. Ils représentent
cependant, à coup sûr, une nuisance regrettable pour la
population.
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Equipe 4 : Les plantes
médicinales dans la région des Aurès
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Ses activités de recherche
regroupent plusieurs thèmes, ils intéressent le végétal,
l’isolation et l’identification chimique des substances
bioactives. Plusieurs travaux ont eu pour cadre la région
des Aurès. Ainsi l’étude de la végétation constitue le
premier axe, afin de déterminer l’importance pharmaceutique
et médicinale des plantes, ainsi que leur utilité dans
différents domaines, celui de l’agriculture notamment, dans
la mesure où certaines plantes peuvent être utilisées comme
moyen de lutte contre plusieurs maladies, ce qui
entraînerait, de surcroît, une procuration de gains
appréciables économiquement. Le deuxième axe est d’ordre
environnemental, car la plante peut jouer un rôle
fondamental dans la protection du milieu, après une
utilisation abusive des substances chimiques (engrais,
pesticides, herbicides) et des métaux lourds toxiques se
trouvant dans les eaux de drainage. Un troisième axe a trait
à la synthèse des substances d’importance pharmaceutique qui
se trouvent en concentration réduite dans la plante, et
également à la synthèse des polymères pour une utilisation
étendue au traitement des eaux, des sols et de l’air.
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Oum el Bouaghi, le 06 mai 2006
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Pour le Conseil du
laboratoire : le Directeur
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Dr BOUCHEMAL Salah
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